Matinales des bibliothèques de droit

Objectif de "Les matinales"

La fédération de recherche L’Europe en mutation et le service commun de la documentation (SCD) de l’Université de Strasbourg organisent une série d’ateliers-discussions intitulés "Les matinales de la bibliothèque".

L’objectif de "Les Matinales" est de réunir les habitués et non habitués de la bibliothèque de recherche juridique autour d’un thème en lien avec les actualités de la bibliothèque et les axes de recherche de la Fédération ou à l’occasion de la parution d’un ouvrage d’un enseignant-chercheur de la Fédération.

"Les Matinales" se dérouleront les mardis de 9h30 à 11h30 au sein de la bibliothèque de recherche juridique à raison d'une matinale tous les deux mois. L’entrée sera libre et la bibliothèque restera ouverte.

Prochaine matinale

A venir...

Les précédentes matinales

La vingt-sixième matinale a eu lieu le vendredi 7 juin 2024 et portait sur le thème La citoyenneté européenne à l’aube des élections.

La discusion était menée par Aude Bouveresse, Professeur de droit public – Directrice du CEIE et Julie Rondu, Maître de conférences en droit public, autour de leur ouvrage « La citoyenneté européenne : quelle valeur ajoutée ? what added valeure ? ».


La vingt-cinquième matinale a eu lieu le mercredi 22 novembre 2023 et portait sur le thème La justice sur grand écran.

La discusion était menée par Thibault de Ravel d’Esclapon et Nicolas Kilgus autour de l’ouvrage «La justice au cinéma» / Thibault de Ravel d’Esclapon


La vingt-quatrième matinale a eu lieu le mardi 19 septembre 2023 et portait sur le thème La protection des droits et libertés en France et au Royaume-Uni : passé, présent, futur.

La discusion était menée par Julie Rondu, Maître de conférences à l’Université de Strasbourg, autour de l’ouvrage des professeures Catherine Haguenau-Moizard et Peggy Ducoulombier.


La vingt-troisième matinale a eu lieu le mardi 11 avril 2023 et portait sur le thème Quel statut juridique pour le demandeur d’asile ?

La discussion était menée par Stefanos Gakis, Docteur en droit public - Unistra, Julie Rondu, Maître de conférences en droit public - Unistra et Me Nohra Boukara, Avocate au barreau de Strasbourg autour de l’ouvrage « Le statut juridique du demandeur d’asile en droit international et européen » / S. Gakis.


La vingt-deuxième matinale a eu lieu lieu le mardi 15 novembre 2022 et portait sur le thème Reichsuniversität : regards croisés sur le rapport de la commission historique

La discussion était menée par Catherine Maurer, Céline Drand et Jean-Laurent Vonau.


La vingt-et-unième matinale a eu lieu le 13 juin  2022 et portait sur le thème Apprivoiser la frontière en Europe par deux chaires miroir Jean Monnet
La discussion était menée par Frédérique Berrod et Birte Wassenberg.


La vingtième matinale a eu lieu le 10 mars 2022 et porait sur le thème (Re)interpreting Article 3 ECHR : Whither the Absolute Right against Ill-Treatment ?
La discussion était menée par Natasa Mavronicola, Stephanos Stavros, Ledi Bianku, Corina Heri, Ebru Demir et Peggy Ducoulombier autour de l’ouvrage « Torture, Inhumanity and Degradation under article 3 of the ECHR » / Natasa Mavronicola.

La dix-neuvième matinale a eu lieu le 24 janvier 2022 et portait sur le thème L’entreprise ou la société à mission : quels enjeux sociaux et environnementaux ?
La discussion était menée par Fleur Laronze et Nicolas Kilgus autour de l’ouvrage « La société à mission, perspectives critiques sur l’entreprise sous l’angle de la loi Pacte » / Fleur Laronze.

 


La dix-huitième matinale a eu lieu le 26 octobre 2021 et portait sur le thème Jusqu’où et comment défendre les libertés publiques ?
La discussion était menée par Patrick Wachsmann et Peggy Ducoulombier autour des libertés publiques.


La dix-septième matinale a eu lieu le 29 avril 2019 et portait sur le thème Les enjeux de la lutte contre les fake news
La discussion était menée par Fleur Laronze, maître de conférences HDR à l'université de Strasbourg et Philippe Gillig, sociologue et économiste à l'université de Strasbourg.


La seixième matinale a eu lieu le 17 octobre 2018 et portait sur le thème Peut-on comparer des pommes et des oranges?
La discussion était menée par Catherine Haguenau-Moizard, auteure de l'ouvrage "Introduction au droit comparé" et Patrick Wachsmann.


La quinzième matinale a eu lieu le 5 avril 2018 et portait sur le thème Les relations entre le Conseil de l'Europe et l'Union Européenne. La discussion était menée par Frédérique Berrod et Birte Wassenberg.


La quatorzième matinale a eu lieu le 25 avril 2017 et portait sur le thème Pour un AUTRE code du travail?. La discussion était menée par Anja Johansson et Nicolas Moizard.



    La douzième matinale a eu lieu le 16 décembre 2016 et portait sur L'institution du travail : droit et salariat dans l'histoire. La discussion était menée par Claude Didry, Nicolas Moizard et Jeanne-Marie Tufféry-Andrieu.


    La onzième matinale a eu lieu le 5 décembre 2016 et portait sur Il y a 25 ans... La revue Europe. La discussion était menée par Denys Simon, Anne Rigaux et Frédérique Berrod.


    La dixième matinale a eu lieu le 25 novembre 2016 et portait sur Etudier les refus d'Europe, une approche interdisciplinaire. La discussion était menée par Birte Wassenberg et Frédérique Berrod.

     


    La neuvième matinale a eu lieu le 1er juillet 2016 et portait sur le vacancier, un consommateur comme les autres?La discussion était menée par Frédérique Berrod et Christian Mestre.


    La huitième matinale a eu lieu le 16 juin 2016 et portait sur le thème que pensent les penseurs? Elle faisait écho à la parution de l'ouvrage de Abel François et Raul Magni-Berton, Que pensent les penseurs? Les opinions des universitaires et scientifiques français.

     


    La septième matinale a eu lieu le 26 avril 2016 et portait sur le droit pénal de l'Union européenne. Elle faisait écho à la parution de l'ouvrage de Fabienne Gazin, Catherine Haguenau-Moizard et Jocelyne Leblois-Happe, Les fondements du droit pénal de l'Union européenne.


    La sixième matinale a eu lieu le 9 février 2016 et portait sur la politique européenne de l'énergie. Elle faisait écho à la parution de l'ouvrage de Frédérique Berrod et Antoine Ullestad, La mutation des frontières dans l'espace européen de l'énergie.

    Face à une prétendue souveraineté énergétique que ses États membres se refusent à voir disparaître, l’Union serait-elle finalement incapable de se doter d’une politique de l’énergie ? S’il est acquis qu’une uniformisation des bouquets énergétiques n’est ni possible ni probablement souhaitable, existe-t-il une autre voie que l’imposition forcée d’une norme commune pour faire avancer l’Union de l’énergie ? La politique européenne de l’énergie est en réalité bien plus vivante que ce que n’en disent ses détracteurs. Elle se différencie néanmoins quant à sa construction, par la combinaison de la mis en place, sur le plan européen, des éléments nécessaires à la réalisation des objectifs de l’article 194 TFUE, et de la capacité des États à déterminer leurs sources d’énergie, la manière dont elles sont exploitées et comment elles se répartissent en fonction de la demande. Loin de répondre au traditionnel formatage des politiques publiques de l’Union, au travers de l’adoption de règlements et de directives contraignantes, la politique européenne de l’énergie doit donc, pour fonctionner, intégrer une lourde charge nationale. L’Union dépasse ainsi l’impasse traditionnelle de l’élaboration de toute politique européenne, en ne s’arc-boutant plus sur un dualisme réducteur entre l’imposition forcée d’une norme commune et l’abandon d’une ambition européenne pour la laisser à la discrétion des États, mais en privilégiant une troisième voie.


      La cinquième matinale a eu lieu le jeudi 3 décembre et portait, suite à la parution de l'ouvrage Les fonctions de la marque de Yann Basire, sur le thème "Jeux et enjeux de la marque".

      Yann Basire, maître de conférences à l'université de Haute Alsace, a présenté l'actualité et les principaux enjeux des fonctions de la marque. Karlo Fonseca Tinoco, docteur en droit et avocat, a quant à lui éclairé ce débat d'éléments tirés du droit brésilien, et notamment de la notion polémique de fonction sociale de la marque.


        La quatrième matinale a eu lieu le 7 octobre 2015 et portait, suite à la parution de l'ouvrage J'ai vu naître l'Europe de Paul Collowald, sur le thème du "Si l'Europe m'était contée...".

        Paul Collowald, journaliste, ancien directeur de la DG Presse et information, ancien directeur général de l’information au Parlement européen et directeur de cabinet du président Pierre Pflimlin, a présenté, le jour de la présence du président de la République française, François Hollande, et de la chancelière allemande, Angela Merkel, au Parlement européen à Strasbourg, sa vision de l'aventure de la construction européenne, en partant des origines de la Déclaration Schuman jusqu'à la question de la capacité actuelle de l'école et des médias à faire connaître l'Union européenne.

        Il se dit être un européen impatient, inquiet, mais pas résigné.

        Birte Wassenberg, professeur d'histoire contemporaine, est revenue pour sa part sur les failles de la construction européenne et les obstacles à la mobilité.

        "L'Europe n'est pas un problème de générations. Il nous faudra du temps. Mais ce qui est préparé par les aînés n'est valable que si les générations nouvelles y apportent leur enthousiasme", Robert Schuman, 19


        La troisième matinale a eu lieu le 26 juin 2015 et portait sur le thème du droit à la plage.

        Des interventions de Christel Simler, maître de conférences à l'université de Strasbourg, et de Julien Henninger, magistrat au tribunal administratif de Strasbourg, il ressort que :

        "La plage est un espace fondamentalement public à dominante naturelle où l'État exerce une tolérance à dominante fondamentalement topless. La plage est un espace relatif de vie privée où les amis de mes amis restent mes ennemis, surtout sur Facebook, où je mens à mon assurance si je me suis fait voler mon sac avec les clés de ma voiture ; où je ne me prends jamais en photo en embrassant le plagiste sur la bouche pour éviter un divorce pour faute ou un licenciement. La plage est un espace de valorisation économique où je peux ouvrir une paillote précaire et où le fait prévaut sur le droit pour éviter que l'État ne détruise son propre bien. La plage n'est donc pas une zone de non-droit. En fait de plage, possession vaut bien souvent titre. La plage est peut-être un espace de droit-limite" (Frédérique Berrod).


        La deuxième matinale a eu lieu le 7 avril 2015 et portait sur le thème du libre accès.

        Trois interventions se sont succédées. Adeline Rege, conservateur des bibliothèques, a présenter la politique des archives ouvertes de l'université de Strasbourg. Catherine Ledig, professeur associé, a traité les problématiques de l'open access et de l'open data. Enfin Jacques Haiech, professeur, a présenté ses recherches sur l'apport des techniques d'analyse des réseaux sociaux dans le cadre d'archives ouvertes. Les interventions ont donné lieu a de vives discussions sur l'existence même des archives ouvertes et sur les méthodes d'évaluation de la recherche.


          La première matinale a eu lieu le mardi 3 février 2015. Elle portait sur le droit à l'image, thème choisi en raison de la parution de l'ouvrage de Théo Hassler, Le droit à l'image des personnes : entre droit de la personnalité et propriété intellectuelle.

          Près d'une trentaine de participants ont assisté à l'intervention de Théo Hassler sur le thème "Droit à l'image des personnes : droit de la personnalité et/ou droit patrimonial ?".

          Sur le fondement des jurisprudences nationale et européennes, Théo Hassler a présenté la nature complexe de l'image des personnes, à mi-chemin entre droit de la personnalité, en tant que tel hors commerce, et droit patrimonial, en raison de la commercialisation importante de l'image. Théo Hassler a démontré l'intérêt de la concrétisation, au delà de la soumission au droit commun des obligations de certaines images, d'un véritable droit patrimonial, tout en présentant les limites de cette solution, ainsi que les frontières avec la propriété intellectuelle et les droits voisins (notamment la limite d'une interprétation extensive du droit d'auteur intégrant le droit à l'image).

          La discussion qui portait sur le thème "L'image relative à la vie privée est-elle encore protégée ?" a notamment mis en avant la question épineuse du droit à l'image et du respect de la vie privée avec le développement de la liberté de l'information sur Internet.